Quand la lecture rejoint l'étude martiale.
Pratiquer un art martial se fait sur des tatamis pour éprouver par le corps le sens de ce que l'on fait ensemble dans un dojo.
Il n'empêche que parfois on peut croiser, comprendre ou ressentir des principes, une ligne de conduite avec d'autres disciplines, des lectures ...
Parfois des mots, des phrases arrivent à un moment donné de votre expérience et ça résonne, ça fait sens.
Oui la progression n'est pas linéaire, elle fonctionne par étape et le corps, notre esprit doit ont leurs mots à dire.
Il y a des choses que l'on comprend par la répétition certes mais quand je vois l'enseignement de notre sensei Stéphane BENEDETTI, y'a des stages ou paf, j'ai une étincelle de lucidité, je ne suis plus croisé avec un crabe, j'ai compris quelque chose. Et désolé pour Stéphane qui explique, réexplique encore et encore ... mais la compréhension vient à un moment donné, peut-être quand nous sommes prêt?
C'est le cas ici. On lit une intrigue dans le japon féodal en suivant un samurai Matsuyama Kaze et on tombe sur ce paragraphe :
« On s’exerce aux enchaînements pour apprendre une technique. La technique est nécessaire pour nous donner la liberté de créer. On ne peut pas déployer de puissance sans une base saine, pas plus qu’on ne peut faire preuve d’imagination sans une maîtrise de la technique fondamentale. Quand tu l’auras maîtrisé, tu pourras associer différents gestes dans de nouvelles et merveilleuses combinaisons. Mais il faut d’abord que tu sois si bien enraciné dans la technique de base que tu n’aies plus besoin d’y penser. C’est cela qui fait de toi un maître du sabre. »
Dale Furitani, La trilogie de Matsuyama Kaze
